Le noeud ou cocarde

Il s'agit d'un gros noeud papillon fait dans un large ruban blanc.

Publier par Brigitte.
Le noeud ou cocarde

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 13:49

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 17:25

La collerette

La collerette
La collerette est confectionnée en ruban plissé. C'est une sorte de pèlerine reposant sur les épaules et le haut des bosses. Généralement blanche, elle est parfois teintée lorsque le Gille porte un chapeau de couleur.

Publier par Brigitte

# Posté le samedi 13 janvier 2007 19:51

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 13:59

Le mouchoir de cou

Il s'agit d'un triangle de tissu blanc qui est plié et noué autour du cou. Il permet de ne pas être blessé par le haut de la blouse et fait la jonction blanche avec la collerette.

Publier par Brigitte
Le mouchoir de cou
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# Posté le samedi 13 janvier 2007 19:48

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 14:03

La blouse et le pantalon

La blouse et le pantalon
Ces deux éléments du costume sont constitués de toile de jute sur laquelle on a cousu différents motifs ainsi que des bandes de feutrine noire, rouge et jaune.

Ces motifs représentent les lions couronnés de la Belgique, ceux sans couronne des armoiries du Hainaut, des étoiles, ... Au total, plus ou moins deux cents motifs dont certains demandent quatre applications successives. Les extrémités de la blouse et du pantalon sont constituées de plusieurs mètres de ruban qui ont été froncés à la manière de la collerette, sorte de pèlerine reposant sur les épaules du Gille. De 150 à 200 mètres de ruban plissé sont nécessaires pour leur confection. Ce ruban est plissé par une des rares machines qui puissent aider le louageur dans sa tâche difficile. Si le chapeau est de couleur, la collerette peut être légèrement teintée sur le bord du ruban.

Il est à noter que la blouse du Gille a subit de nombreuses modifications durant les années d'existence du Carnaval, principalement au 19è siècle. C'est à cette époque qu'eut lieu l'apport de différents éléments au costume par des Gilles bourgeois qui aimaient un "beau costume". Par exemple, aujourd'hui, la face avant de cette blouse est constituée de feutrine disposée verticalement. Il n'en a pas toujours été de la sorte: certaines photos nous montrent qu'en 1887, la feutrine était disposée en triangles, en 1890 les bandes étaient obliques, en 1899 les bandes étaient beaucoup plus larges, ...

Le dos du costume varie également et cela encore de nos jours. Si vous vous promenez le Mardi-Gras à Binche, vous pourrez constater que les dos des costumes de Gille sont différents. Ceci est en fait pour permettre aux louageurs de reconnaître leurs costumes.

Publier par Brigitte

# Posté le samedi 13 janvier 2007 19:46

Portrait du Gille




Avec son chapeau paré de plumes d'autruche qui montent a près d'un mètre et retombent en panache; avec sa blouse et son pantalon de toile de lin frappés de lions rouges et noirs, étoiles, couronnes et blasons; avec sa ceinture de toile rembourée recouverte de laine jaune et rouge ornée de sonnailles (apertintaille); avec son gros grelot et ses deux bosses bourrées de paille; avec sa collerette, ses manchettes et ses parements de pantalon en ruban plissé; avec ses chaussons de laine blanche et ses sabots décorés de renons; avec son ramon ou son panier d'osier rempli d'oranges, le costume du gille est poème de couleurs et de sons.

Il faut les avoir vus, bien groupés, dans les artères de la ville, défiler majestueux et fiers, martelant le sol de leurs sabots garnis, pour comprendre l'émotion intense de la foule, sidérée et subjuguée par cet ensemble incomparable.

Aussi, combien de profanes, happés par l'ambiance irrésistible créée par ces danseurs fantastiques, se seront abandonnés inconsciemment aux mesures de cette marche scandée, et ne l'ont que caricaturée, car la danse du gille se garde jalousement pour les siens!

Lorsqu'il danse, le gille ne voit que sa propre joie intérieure, ses yeux se remplissent d'un bonheur indescriptible, comme si les résonnances du passé le tenaient toujours sous leur influence mystérieuse.

Enfin, quand le gille, tout en dansant, lance ses oranges au public, en guise d'une offrande qui se veut séculaire, la fête atteint son paroxysme, pour rester à jamais ancrée dans le coeur de tous ceux qui l'ont vécue.

Grand seigneur du folklore, le gille ne se permet aucun excès, et garde en toutes circonstances une dignité exemplaire, ce qui peut paraître paradoxal en une occasion de fête.

Publier par Brigitte
Portrait du Gille

# Posté le samedi 13 janvier 2007 19:44

Modifié le lundi 15 janvier 2007 16:06